Je vous propose d’en savoir davantage sur la particularité du Gwo Ka de Guadeloupe. Cette musique représente l’identité de tout un peuple.

L’identité et le patrimoine avec le Gwo Ka

Issu des douleurs de l’esclavage et de la déportation des Africains, le Gwo Ka a transité par l’interdit et l’humiliation. Il a gagné en reconnaissance à travers l’archipel et la planète à titre de patrimoine, par la suite.

En novembre 2014, l’UNESCO inscrit le Gwo Ka Guadeloupéen sur la liste des patrimoines culturels immatériels de l’humanité.

Un rayonnement international

Cantonné aux sociétés traditionnelles à travers les léwoz et les veillées mortuaires, le Gwo Ka a conquis les rues, les scènes internationales. La contribution de groupes locaux et de formations extérieures ont accéléré sa notoriété.

Son enseignement est effectué dans de nombreux pays. Cela porte à la fois sur la danse et sur le tambour du nom de Ka.

Plusieurs festivals dédiés au Gwo Ka sont présents. Il faut citer Sainte-Anne depuis 33 ans, Paris, Montauban.

Le côté militant du Gwo Ka

Le Gwo Ka est devenu une musique des « Rézistans ». Le MIR ou Mouvement International pour les Réparations Guadeloupe ainsi que le Mouvman Rezistans ont lancé une manifestation récemment.

La manifestation s’est déroulée le dimanche 26 juillet 2020. Elle a pris place sur le site du « Fondae Ka » de Petit-Canal.

Le lieu abrite douze totems en hommage aux douze Tambouyé Guadeloupéens ou Maîtres Ka. La manifestation a pris le nom « 100 vwa pou di mési »

Cette phrase créole signifie « 100 voix pour remercier ». Pour rappel, le MIR Guadeloupe œuvre pour l’obtention de réparations après la mise en esclavage.

De plus, le mouvement valorise l’autoréparation avec la réappropriation de la culture.

Les atouts du Gwo Ka

Enseigné à travers plusieurs écoles, le Gwo Ka permet aux jeunes enfants de danser et de jouer. Durant le confinement, le leader du groupe Kalbas ka Teddy Pélissier a fait résonner les Ka de l’archipel tous les soirs à une heure convenue.

Pour procurer plus de spiritualité à l’initiative, les participants allument une bougie avant de jouer pour bénéficier de la protection des ancêtres. Le Gwo Ka constitue également une forme de thérapie.

Un ESAT ou Etablissement de service d’aide par le travail de Baie-Mahauet a en fait l’expérience. Des travailleurs en situation de handicap ont joué du Gwo Ka pour un épanouissement individuel ou collectif.

Les participants ont apprécié le moment. Le Gwo Ka contribue à rassembler les êtres dans leur différence.

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Crédit Photo : airvacances.fr & nofi.media

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