Le parcours des esclaves de Martinique constitue une randonnée enrichissante sur l’histoire des autochtones. Je vous invite à découvrir le passé des ancêtres des habitants actuels via une visite guidée à travers la nature.

La traversée du jardin créole

Le parcours débute par le Jardin Créole. A l’époque de la résistance, les martiniquais d’origine africaine sont devenus propriétaires d’un lopin de terre.

L’abolition de l’esclavage les amène à trouver un lieu de subsistance. Ils plantent plusieurs variétés de plantes.

Actuellement, le jardin créole est doté de mandariniers, de caféiers Arabica, de vanilliers, de jacquiers. Il faut citer aussi les choux de Chine, les piments végétariens et l’oignon pays.

Les épices ne sont pas en reste avec le muscadier, le giroflier, la cannelle, la citronnelle. Quant aux fleurs en abondance, elles ont donné leur nom à la Martinique surnommée joliment « L’île aux fleurs ».

Le canal des esclaves et ses origines

Construit par des esclaves de 1777 à 1802, ce système d’irrigation procure entre 7 à 15 litres d’eau au quotidien par arbre. Il alimente la bananeraie de la famille Beauregard.

 En contrebas de la vallée longeant le flanc d’une montagne, le parcours aboutit à l’anse Turin qui héberge une plage de sable gris, héritée de la pierre volcanique.

Les alentours de la montagne Pelée

Le soir, l’escale du réseau Tak Tak permet d’apprécier les danses bélé au gîte des Z’amandines, au cœur de la Morne des Esses. Les danses bélé constituent un retour, un hommage aux lointains ancêtres africains.

Tôt le matin, la montagne Pelée dévoile sa beauté. Il s’agit d’un volcan qui a fait disparaitre 30 000 âmes du port Saint- Pierre en 1902 le 8 mai à 8 heures.

Un refuge établi à 824 mètres d’altitude autorise une halte, à proximité de Morne Calebasse.

Un musée historique

Le Musée de Saint-Pierre retrace les traces de ce drame. Erigé en 1635, le port de Saint-Pierre commerce du rhum et de sucre.

Prospère, l’endroit comprend des demeures en pierre et des caniveaux. Surnommé « le Petit Paris des Antilles », Saint-Pierre est entièrement détruite lors de l’éruption volcanique.

Le Musée expose des photos et quelques objets témoins. La chaleur de 1 100° C a laissé des bouteilles et des verres déformés ainsi que la cloche de l’église fondue partiellement.

A l’extérieur du musée, le jardin médicinal contient un grand nombre de plantes thérapeutiques. Cela inclut l’aloès, l’orthosiphon, le japana rouge.

Il faut noter la présence du gros thym, du framboisin et des graines de Job. Ces dernières sont cueillies pour faire des colliers destinés aux jeunes enfants.

Portés autour des cous infantiles, ils sont reconnus pour les aider à trouver le sommeil. Retrouvez d’autres lieux mythiques en cliquant ici.    

Crédit Photo : pinterest.de & azmartinique.com

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